Table accompagnement

Depuis 2006, PIMO coordonne la Table accompagnement de Montréal qui regroupe une diversité d'acteurs concernés par l'accompagnement et qui s'est donnée pour mission de réfléchir et de concevoir une offre de services d'accompagnement en vue de répondre aux besoins d'accompagnement de l'ensemble de l'ensemble de la population montréalaise incluant les personnes en perte d'autonomie liée au vieillissement.

Historique de la Table accompagnement

Le Comité inter-table sur l'accompagnement (CITA) qui va devenir la Table de concertation sur l'accompagnement est créé en août 1995.

Les organismes oeuvrant auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle observent alors que l’accompagnement doit non seulement répondre aux besoins de répit des familles mais également aux besoins des personnes et ce, indépendamment des besoins de leur famille. Quant aux organismes en déficience physique, le manque de financement rendait difficile le développement de services d’accompagnement. La concertation se révèle alors comme moyen de solutionner ces problèmes.

Chapeauté par le ROPMM et le CRADI, le Comité produira une première définition de l’accompagnement pour la distinguer d’autres types d’intervention, un état de situation sur l’offre de services en accompagnement par le réseau communautaire ainsi qu’une ébauche de scénarios pouvant répondre aux besoins d’accompagnement.

En 1996, la Régie régionale (aujourd’hui l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal) accorda des sommes supplémentaires pour les organismes communautaires offrant des services d’accompagnement si bien que par la suite, ceux-ci se désintéressèrent des travaux de la Table.

En 1998, les organismes dispensant des services d’accompagnement se retrouvent à nouveau en difficultés financières, n’arrivant plus à répondre à la demande croissante. De leur côté, les familles continuent d’utiliser leur programme de soutien aux familles pour combler les besoins d’accompagnement. Les organismes décident alors de réactiver la Table de concertation dans l’espoir de voir financer les services d’accompagnement.

De 1998 à 2002, la Table a retravaillé le concept d’accompagnement et produit divers scénarios de services possibles. En mars 2002, la définition de la notion d’accompagnement fût adoptée de même qu’un plan d’action incluant un projet pilote sur trois ans visant à expérimenter l’un des scénarios envisagés. Il fut entendu que PIMO en serait le porteur. Les demandes de financement ne donnèrent pas les résultats escomptés et le projet ne fut jamais expérimenté.

À l’automne 2002, on apprend que le volet 2 du Programme d’accompagnement en loisir (PACL) qui alloue des subventions individuelles pour des services d’accompagnement en loisir individuel doit bientôt disparaître, ce qui inquiète grandement les membres du ROPMM et du CRADI. La sauvegarde du volet 2 du Programme devient alors la préoccupation première des membres de la Table qui deviendra, suite à une décision du ROPMM et du CRADI, un comité de travail centré sur la réalisation d’un projet pilote en accompagnement en loisir visant, à sauvegarder l’offre correspondant au volet 2. AlterGo qui gère le Programme pour la région montréalaise se joindra au Comité à cette époque.

Un projet pilote sera donc développé afin de voir comment des personnes pourraient bénéficier d’activités de loisir individuel via le financement qui transite par les organismes et sert essentiellement à financer des activités de groupe. 4 organismes vont participer au projet d’étude financé par Centraide.

L’étude n’étant pas concluante, une phase 2 ciblant plus particulièrement les personnes qui n’ont pas la possibilité ou la capacité de participer à des activités de groupe fût envisagée afin de mieux faire valoir la nécessité de services d’accompagnement en loisir individuel mais le projet a dû être abandonné faute de participants. Comme la Table avait tout de même obtenu une autorisation de représentants du Ministère de l’éducation, du loisir et du sport (MELS) de financer, dans une modeste mesure, des services d’accompagnement en loisir individuel via le volet 1 du PACL, il fût décidé en 2008 de produire un dépliant informatif afin que les personnes incapables de participer à des activités de groupe puissent s’en prévaloir. En raison de réserves d’AlterGo, gestionnaire du Programme, du fait que le Programme n’a pas été conçu pour du loisir individuel et du risque de générer une demande à laquelle on ne pourrait répondre, ce projet fût mis en suspend puis définitivement abandonné en 2012.

Une fois l’étude complétée en 2006 et suite à l’abandon de la phase 2 du Projet pilote, le Comité n’avait plus sa raison d’être. PIMO proposa alors, en mai 2007, de réactiver et de coordonner la Table tout en revenant à des considérations plus globales en regard de l’accompagnement. Les ROPMM et CRADI ayant peu d’énergie à consacrer au dossier accompagnement, ils acceptèrent la proposition de PIMO qui, à partir de ce moment-là, assuma la prise en charge de la Table accompagnement.

À cette époque encore, outre PIMO et un représentant de l’OPHQ présent à titre de soutien, 3 regroupements régionaux du milieu associatif des personnes handicapées sont membres de la Table :

  • Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM) qui regroupe les associations oeuvrant auprès des personnes ayant une déficience physique, sensorielle, neurologique, du langage ou de la parole
  • Coalition régionale des associations en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRADI)
  • AlterGo qui regroupe les associations oeuvrant pour le droit au loisir pour les personnes handicapées

 

Il fut alors également convenu que des organismes non membres des trois regroupements intéressés à siéger à la Table puissent le faire. Outre l’invitation faite aux membres des regroupements de joindre la Table qui ne donna pas de résultats, aucun effort particulier pour ouvrir la Table à d’autres organismes n’a été fait à ce moment-là.

Les efforts furent consacrés à la réalisation d’une étude visant à évaluer l’ampleur des besoins non comblés en matière d’accompagnement et à mieux connaître les besoins des personnes ayant différents types d’incapacités. Des détails sur cette étude se retrouvent plus loin sur cette page.

Au cours de cette même période, l’OPHQ a entrepris des démarches en vue de mettre à jour son projet de politique À part égale. Les efforts de la Table visant à faire valoir la problématique de l’accompagnement dans le cadre de ces démarches eurent pour résultat la prise en compte de la problématique de l’accompagnement dans la nouvelle Politique À part entière (voir détails sous la rubrique plus bas sur cette page Principales contribution de la Table).

Suite à l’adoption de la nouvelle Politique, en 2009, où le gouvernement s’engage à rendre accessibles aux personnes handicapées et à leur famille des services structurés d’accompagnement et ce, dans toutes les régions du Québec, PIMO va amorcer des démarches en vue de réaliser un projet pilote en accompagnement visant à répondre aux besoins d’accompagnement de la population montréalaise et inviter la Table à bonifier et à appuyer son projet.

Suite à sa proposition, la Table sera élargie, un comité « modèle » de la Table visant à bonifier le modèle sera créé et une proposition de modèle à expérimenter sera adoptée. C'est ce modèle, en partie, que PIMO a expérimenté dans le cadre de son projet pilote. Voir la page de notre site sur le projet pilote de PIMO pour en savoir plus au sujet du projet.

 

Rôle de PIMO à la Table

 

PIMO anime et coordonne la Table accompagnement qui réunit près d'une trentaine de personnes représentant les milieux associatifs (personnes handicapées, proches aidants, personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement, services bénévoles), des organismes publics et parapublics ainsi qu'un groupe de recherche.

 

Principales contributions de la Table


En 2002, la Table accompagnement de la région de Montréal entamait des travaux théoriques en vue de définir ce qu’est l’accompagnement. Des scénarios d’offres de services furent également élaborés mais aucun ne pu être expérimenté faute de financement.

En 2007, suite à une proposition de PIMO, la Table accompagnement a demandé et obtenu de l’OPHQ que le thème de l’accompagnement soit considéré dans les travaux de mise à jour de la politique À part égale alors que ce thème n’apparaissait pas dans cette dernière.

Cette même année, l’OPHQ organisait des rencontres de consultation sur les différents thèmes de la politique ainsi que sur le thème de l’accompagnement.

Une rencontre préparatoire à la consultation a permis aux membres de la Table de formuler différentes recommandations qui ont pu être ramenées lors de la rencontre de consultation. Cette dernière a par ailleurs permis aux personnes ayant différentes incapacités, par le biais de leurs associations, d’exprimer leurs besoins respectifs en matière d’accompagnement faisant ressortir le manque de services tant pour les personnes ayant une déficience motrice que pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, visuelle, sourdes-aveugles ainsi que pour les personnes aphasiques.

À notre plus grande joie, les recommandations proposées par la Table ont pratiquement toutes été retenues.

 

Étude sur les besoins et services en accompagnement

 

En 2010, la Table accompagnement diffusait les résultats de son étude L’accompagnement : Au-delà du domicile, pour une réelle participation sociale. Coordonnée par PIMO, cette étude financée par l’OPHQ, a confirmé l’ampleur des besoins en accompagnement de la population montréalaise. Elle a également permis de mieux connaître les besoins et attentes des personnes ayant différents types de déficiences en matière de services d’accompagnement.

En raison d’un budget limité, la Table a dû cibler les groupes de personnes qu’elle jugeait les moins bien desservis en matière de services d’accompagnement. Les groupes ciblés étaient des :

  • adultes de 21 à 64 ans ayant une déficience motrice, une déficience visuelle, une surdi-cécité, une déficience du langage et/ou de la parole ou une déficience intellectuelle légère
  • adolescents de 13 à 20 ans ayant une déficience physique (motrice, sensorielle, du langage et/ou de la parole)
  • parents d’adultes ayant une déficience intellectuelle

Nous n’avons malheureusement pu rejoindre les adolescents ayant des incapacités. Toutefois, nous connaissons mieux les besoins et attentes des personnes en regard de futurs services. PIMO s’est d’ailleurs servi de l’Étude et des sources d’informations auxquelles elle réfère pour élaborer son projet pilote.

 

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